Cure d’amaigrissement avant l’été

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Il n’y a pas que les magazines féminins qui encouragent à la perte de poids. Dans les entreprises aussi, le régime de printemps devient de rigueur; et à la différence de la presse féminine, ce ne sont pas seulement des incantations, mais une discipline imposée.

Alors comment s’en sortir au mieux? Comment perdre les kilos “superflus” en minimisant la souffrance?

Le premier instinct est sans doute la résistance à ce régime forcé, parce que, globalement, ce n’est pas une réjouissance et on préférerait ignorer le problème et continuer comme avant!

Alors il faut positiver – se dire qu’à la fin, le corps (et l’esprit) ne s’en sentira que mieux – plus agile, plus flexible, plus réactif, plus attractif, etc – même si le process pour y arriver va obliger à bousculer le statu quo.

Partons d’abord du constat qu’il y a différents profils et donc différentes cures plus ou moins efficaces.

D’abord, ce qui parait le plus facile, les “enveloppés” – ceux qui consomment beaucoup de ces substances caloriques – vont trouver assez rapidement les endroits que l’on peut attaquer facilement: arrêt des projets à retour sur investissement incertain ou trop lointain, cession ou arrêt de certaines activités loin du core business ou difficiles à redresser, et aussi arrêt de comportements “visibles” et hautement symboliques: tout le monde en 2nde classe! A titre anecdotique, je me souviens de cette cure de régime en 2001 (post 11 septembre) où la direction de notre cabinet de conseil avait décidé de supprimer les corbeilles de fruits et les gâteaux disponibles gratuitement – les consultants faisaient circuler des pétitions pour préserver les M&Ms!

Ensuite, on trouve les organismes qui sont en forme, font régulièrement du sport et surveillent leur ligne… Là, l’histoire se complique. Comment maigrir encore plus? Est-ce trouver un sens et une utilité à ce régime?

Toute la subtilité de l’amaigrissement va être de supprimer le superflu au profit de l’utile, mais dans l’utile il y a aussi le symbolique, il faut savoir garder quelques M&Ms, ces petits plaisirs qui maintiennent le sujet athlétique en état de motivation.

Je vois deux axes de motivation:

D”une part, l’opportunité de se questionner, de revisiter ses façons de faire, d’intégrer de nouvelles technologies, de simplifier les procédures, de se rapprocher du client. L’opportunité de faire une pause, de constater que malgré tout, les méthodes actuelles ont créé leurs habitudes et leurs routines, leur “bureaucratie”… que certaines activités existent par habitude mais ne sont pas ou plus justifiées. A ce titre, l’exercice d’inventaire des activités de chaque équipe (surtout des équipes fonctionnelles) – qui est le client? combien de ressources? quel niveau d’impact? quel niveau de criticité? quelles possibilités d’amélioration ou de changement? – est tout à fait salutaire. Bref, on peut toujours faire mieux et mieux faire.

D’autre part, lutter contre le “court termisme” et éviter de ne se concentrer que sur des projets qui délivrent les résultats à horizon d’un ou deux ans – les régimes coups de poings qui font perdre du poids rapidement mais laissent le corps affaibli et mal préparé pour la reprise. Maigrir ne signifie pas s’imposer une succession de régimes yo yo mais une véritable transformation vers un un esprit “athlétique”. Si les budgets d’investissement à moyen – long terme fondent à vue d’œil, n’est-il pas possible de préserver quelques poches pour développer des pilotes, des zones tests, des “proof of concept” afin de tester leur viabilité, de prouver les résultats à une plus petite échelle et de pouvoir revenir ensuite avec un déploiement à plus grande échelle.

Pour que le régime soit accepté, il faut qu’il ne soit pas considéré comme un but en soi, mais comme un moyen pour atteindre un autre but plus élevé (plaire à quelqu’un, se plaire à soi, être en bonne santé, se préparer pour une compétition sportive, …). il est du rôle du manager de lui donner du sens, et de faire adhérer à la vision.

Au final, la façon dont l’entreprise va vivre son régime est avant tout entre les mains du management et le leadership de ses cadres qui vont lui donner du sens et créer les opportunités du changement.

PS: merci à Eric M pour sa contribution

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