Big data vs. small brains?

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Le “Big data”, c’est vraiment le buzz du moment. Il n’est pas un fournisseur de service informatique, ni une conférence sur le digital qui n’en parle. Mélange savant et apprenti sorcier de toutes les données qu’un individu peut essaimer sur son passage. Le Big data s’applique à des volumes de données très larges, structurées ou non, provenant de sources internes à une organisation ou externes, qui va au delà des modèles traditionnels de capture de la donnée, de stockage et d’utilisation. Les capacités se développent à vitesse grand V et les possibilités semblent infinies. On en attend notamment des avancées importantes dans des domaines variés: analyses de tendances, qualité de la recherche, prévention médicale, criminologie, amélioration de la circulation. En ce qui concerne le marketing et la relation client, il s’agirait de mieux détecter les besoins, de mieux personnaliser les produits et propositions, de mieux cibler les offres, d’être plus réactifs, …

Hors, bien souvent, big data égale big brother. Les réactions que j’observe, les interpellations que j’entends sont: “est ce possible avec la réglementation CNIL? et la protection des données personnelles?” Ces interrogations sont évidemment bien fondées et légitimes. Mais ne devraient elles pas venir dans un deuxième temps, quand on a déjà laissé parler sa créativité et imaginé des possibles?

Quand Amazon vous propose une série d’ouvrages sur la base de ce que vous avez regardé, n’est ce pas l’utilisation des données personnelles? Lorsque votre compte de messagerie affiche des publicités sur la base de ce que vous avez écrit, n’est pas l’utilisation des données personnelles? Lorsque facebook cible des propositions commerciales ou des propositions d'”amis”, n’est ce pas l’utilisation des données personnelles? Le big data est déjà en oeuvre autour de nous depuis des années. Et les consommateurs sont souvent d’accord (a minima passivement) car ils considèrent que c’est le prix à payer pour la gratuité d’un service, voire y trouvent des avantages: sélectionner un livre sur la base de profils de consommateurs similaires.

Mon message ici est que le big data représente une superbe opportunité d’apporter de nouveaux bénéfices aux consommateurs: moins une avalanche de communications mais des offres mais plus pertinentes, des solutions “on the spot” (en intégrant la géolocalisation), des conseils ciblés, une vrai relation one-to-one. La technologie et l’intelligence sont là. C’est parfois notre vision ou notre état d’esprit qui en limite les possibilités. Laissons s’exprimer notre créativité, ne nous censurons pas: the sky is the limit.

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2 thoughts on “Big data vs. small brains?

  1. Sur la question de savoir si “big brother” est le gand frère de “Big data”, la question va effectivement au delà de ce que le e-business nous a déjà appris. Le véritable en enjeu – ou risque – n’est pas seulement centrée sur l’usage des données personnelles, mais sur la façon dont cela va contribuer à structurer le marché de demain.
    1/ Pour les clients: devrons-nous considérer comme un progrès une démarche selon laquelle un site me proposera un tarif adapté à mon comportement d’acheteur ? Par exemple, je suis un adepte des sites de ventes privées, donc on me propose un prix sérré ; en revanche, mon voisin témoigne d’un comportement peu regardant sur le prix, “Big data” prendra soin de le matraquer consciencieusement
    2/ Au niveau de la concurrence: la maitrise de ces techniques quantitatives sera l’apanage de gros joueurs, type Amazon & co et renforcera la tendance oligopolistique du commerce en ligne.
    Il ne s’agit pas de dire si cela est “bien” ou “mal”, mais c’est une tendance qui se dessine. Pas sûr que le consommateur en sorte gagnant.

  2. La force du big data : le traitement de la masse et l’association d’idées
    Les limites du big data : partir du postulat que le futur préfigure du passé (vision rétroviseur). Son usage renforce la répétitivité, l’hyper-spécialisation (fléau psychosocial des temps moderne), le mimétisme. Il a du mal a susciter la nouveauté, la rupture, qui souvent est le moteur de la vraie innovation.
    A quand le big data 2.0 qui partira non seulement de ce que tu auras écrit, mais aussi de ce que tu auras omis d’écrire (justement pour te le proposer)
    la part d’ombre de ta lumière…

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